LA FRANCE ET SES LOIS

Les penseurs, philosophes et juristes, figures de la modernité politique, orgueil d’une France justifiant sans cesse ses prétentions à implanter son modèle, auraient du mal à se reconnaître dans les pratiques institutionnelles imposées par les adaptations continues au nom de nécessités réformatrices.

Un président élu sur un programme s’affranchit allègrement des [...]

ANNEXES À NAQD
SOURCE ET ENJEU DE POUVOIR

NAQD a suscité des échanges du fait de la gestion Djerbal-Harbi : l’un assumant la direction au grand jour, l’autre une fonction patrimoniale comme gardien d’un ordre intellectuel conforme à ses penchants politiciens. Les courriers retenus ici permettent de reconstituer, au moins en partie, le climat et les orientations dominantes. [...]

ADDENDUM À
« NAQD SOURCE ET ENJEU DE POUVOIR »
NAQD SOUS LE REGARD SÉLECTIF
D’UN MEMBRE FONDATEUR

J’ai pris connaissance tardivement d’un article du 5 mars 2016 de Khaled Satour sur son blog Contredit, intitulé « De l’instrumentalisation de la critique ou pourquoi NAQD n’en finit pas de mourir » : l’objet n’est en fait qu’une suite ininterrompue de propos rageurs. Des prétentions méthodologiques cachent mal des justificatifs vengeurs. L’auteur alterne [...]

LE TEMPS DES RETROUVAILLES ET DE
LA NORMALISATION :
UN MONDE INTELLECTUEL SOUDÉ

TROISIÈME PARTIE, FIN ET CONCLUSION DU TEXTE
VIE ET MORT D’UN PROJET : NAQD SOURCE ET ENJEU DE POUVOIR.

La fin des années quatre-vingt dix a été marquée par trois événements : le nombre répété de massacres de populations ; les manœuvres des chefs militaires et des service secrets pour amener les groupes armés (armée islamique du salut, AIS) à la reddition ; l’éviction de Liamine Zeroual (porté en 1995 à la présidence par ses chefs), qui laissait supposer des préparatifs à une succession propre à faire rentrer l’Algérie dans l’ère de la normalisation. Le choix de Abdelaziz Bouteflika par l’armée lui garantissait le succès électoral. Il devenait ainsi un chef d’État exigeant, fort de ses relations dans les milieux diplomatiques. Jaloux de ses prétentions monocratiques, il n’hésite pas à manifester son mépris du peuple, allant jusqu’à le qualifier de médiocre sur une chaîne de télévision française.

La revue ne s’est sentie interpellée par [...]

-L’ARMÉE FACE À SES CRIMES-
LES PURGES INTERNES,
SUBTERFUGE D’UNE AUTO-RÉHABILITATION

À chaque rebondissement imprimé par la conjoncture, les maîtres du pouvoir mettent en place les éléments propres à garantir leur durée. La machine est relancée de plus belle en provoquant, à l’intérieur de ses rouages, secousses et affrontements. Cette technique bien rodée permet de maîtriser, en les prévenant, des manifestations de contestation incontrôlées. En coulisse, les rôles [...]

LE CRIME DU 11 JANVIER 1992
ENTRETENU PAR LES MENSONGES
DE L’UN DE SES AUTEURS

Avec l’accueil bienveillant du journaliste qui recueille ses propos tout en s’abstenant de relancer ou de nuancer le contenu de ces derniers, Ali Haroun, dignitaire de l’ex Haut Comité d’État, déclare que Aït Ahmed aurait pu être président en 1992. Et, s’il ne l’a pas été, c’est qu’il ne l’a pas voulu car il était persuadé qu’il y avait un coup d’État. [...]

AIT AHMED COMME TROPHÉE,
AIT AHMED COMME RELIQUE

Depuis la mort de Hocine Ait Ahmed, le 23 décembre, le régime et ses porte-parole s’emparent de l’homme, de son passé, l’encadrant dans le rôle de l’historique au milieu d’autres historiques. Cela nous invite à conforter dans leur rôle supposé une catégorie de dignitaires à qui l’histoire fournit des blancs-seings pour la postérité sans relation avec les faits réels qui ont marqué leur engagement, leur parcours de militants et de responsables politiques ayant exercé le pouvoir ou cherché par tous moyens à l’exercer.
Les fidèles qui s’arrachent aujourd’hui les morceaux de vie, de souvenir du défunt sombrent, comme ils l’ont toujours fait, dans [...]

VIE ET MORT D’UN PROJET
NAQD SOURCE ET ENJEU DE POUVOIR.
TROISIEME ET DERNIERE PARTIE :
NAQD FACE A LA GUERRE CIVILE ET SES SUITES

Dans sa préface à l’ouvrage de Guy Pervillé [Les étudiants algériens de l’université française 1880-1962. Populisme et nationalisme chez les étudiants et intellectuels algériens de formation française, Paris, CNRS 1984] Charles Robert Ageron s’interroge sur l’évolution culturelle et politique chez les intellectuels : « …je serai tenté de situer à peu près à la même date [celle du programme de Tripoli adopté en juin 1962 par le Conseil national de la révolution algérienne]  ce que j’appelle le grand schisme de l’intelligentsia algérienne, c’est -à-dire la rupture de celle-ci avec la pensée libérale démocratique. Rupture définitive ? L’avenir le dira… ». Cette perception [...]