DU BURKINI À JEAN-PIERRE
CHEVÈNEMENT, LE RACISME À LA FRANÇAISE

Grâce à l’instantané des images et à leur diffusion, la scène saisie sur une plage de la Côte d’Azur aura eu des millions de témoins : une mère de famille en compagnie d’enfants en bas âge est entourée de policiers en tenue. On la voit ôter un à un les vêtements incriminés sous la double menace du recours à la force et de la passivité approbatrice de « la société civile ». C’est le prix à payer pour pouvoir profiter avec les enfants, de la fraîcheur du littoral. [...]

SUR UN POINT D’HISTOIRE :
MOHAMMED HARBI
ET L’EXÉCUTION DE
MOHAMED CHAÂBANI

Dans un article documenté compte tenu des centres d’observation dont il a  bénéficié (ancien secrétaire général de l’état-major de l’ANP de 1963 à 1967), Mahdi Cherif donne sa version sur les événements de 1964 au cours desquels Mohamed Chaâbani est entré en dissidence, accusé de rébellion, capturé, jugé et exécuté le 3 septembre (Le Soir d’Algérie, 21 février 2012).

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DÉBAT SUR LES « DÉBATS » :
LES FORUMS D’EL WATAN

Depuis bientôt une vingtaine d’années, le quotidien El Watan s’est forgé la réputation de diffuseur de lumières, saluée par delà les frontières. Pour beaucoup de lecteurs, il demeure cet organe d’information insoupçonné et insoupçonnable, libérant des plumes silencieuses du carcan de l’autocensure, livrant campagne contre le mensonge d’État et dessinant à jamais cette figure d’« indépendance » qui, pour beaucoup, tient lieu de vérité. [...]

LA FRANCE ET SES LOIS

Les penseurs, philosophes et juristes, figures de la modernité politique, orgueil d’une France justifiant sans cesse ses prétentions à implanter son modèle, auraient du mal à se reconnaître dans les pratiques institutionnelles imposées par les adaptations continues au nom de nécessités réformatrices.

Un président élu sur un programme s’affranchit allègrement des [...]

ADDENDUM À
« NAQD SOURCE ET ENJEU DE POUVOIR »
NAQD SOUS LE REGARD SÉLECTIF
D’UN MEMBRE FONDATEUR

J’ai pris connaissance tardivement d’un article du 5 mars 2016 de Khaled Satour sur son blog Contredit, intitulé « De l’instrumentalisation de la critique ou pourquoi NAQD n’en finit pas de mourir » : l’objet n’est en fait qu’une suite ininterrompue de propos rageurs. Des prétentions méthodologiques cachent mal des justificatifs vengeurs. L’auteur alterne [...]

LE TEMPS DES RETROUVAILLES ET DE
LA NORMALISATION :
UN MONDE INTELLECTUEL SOUDÉ

TROISIÈME PARTIE, FIN ET CONCLUSION DU TEXTE
VIE ET MORT D’UN PROJET : NAQD SOURCE ET ENJEU DE POUVOIR.

La fin des années quatre-vingt dix a été marquée par trois événements : le nombre répété de massacres de populations ; les manœuvres des chefs militaires et des service secrets pour amener les groupes armés (armée islamique du salut, AIS) à la reddition ; l’éviction de Liamine Zeroual (porté en 1995 à la présidence par ses chefs), qui laissait supposer des préparatifs à une succession propre à faire rentrer l’Algérie dans l’ère de la normalisation. Le choix de Abdelaziz Bouteflika par l’armée lui garantissait le succès électoral. Il devenait ainsi un chef d’État exigeant, fort de ses relations dans les milieux diplomatiques. Jaloux de ses prétentions monocratiques, il n’hésite pas à manifester son mépris du peuple, allant jusqu’à le qualifier de médiocre sur une chaîne de télévision française.

La revue ne s’est sentie interpellée par [...]

-L’ARMÉE FACE À SES CRIMES-
LES PURGES INTERNES,
SUBTERFUGE D’UNE AUTO-RÉHABILITATION

À chaque rebondissement imprimé par la conjoncture, les maîtres du pouvoir mettent en place les éléments propres à garantir leur durée. La machine est relancée de plus belle en provoquant, à l’intérieur de ses rouages, secousses et affrontements. Cette technique bien rodée permet de maîtriser, en les prévenant, des manifestations de contestation incontrôlées. En coulisse, les rôles [...]

LE CRIME DU 11 JANVIER 1992
ENTRETENU PAR LES MENSONGES
DE L’UN DE SES AUTEURS

Avec l’accueil bienveillant du journaliste qui recueille ses propos tout en s’abstenant de relancer ou de nuancer le contenu de ces derniers, Ali Haroun, dignitaire de l’ex Haut Comité d’État, déclare que Aït Ahmed aurait pu être président en 1992. Et, s’il ne l’a pas été, c’est qu’il ne l’a pas voulu car il était persuadé qu’il y avait un coup d’État. [...]